“The arts are not a way to make a living. They are a very human way of making life more unbearable.”

vonnegut(“Les arts ne sont pas une manière de gagner sa vie. Il y a une manière très humaine de rendre la vie plus insupportable”)
Kurt Vonnegut – Setlist de la tournée Send Away The Tigers

Kurt Vonnegut Jr. (11 novembre 1922 – 11 avril 2007) était un romancier américain prolifique connu pour ses œuvres mêlant satire, comédie noire et la science fiction telles que Abattoir 5 ou la Croisade des enfants (1969), Le Berceau du chat (1963) et Le Breakfast du champion (1973).

Kurt Vonnegut est né de parents germano-américains de quatrième génération, fils et petit-fils d’architectes dans la firme d’Indianapolis Vonnegut & Bohn, le jour de l’armistice. Étudiant à la Shortridge High School d’Indianapolis, Vonnegut a écrit pour le premier quotidien scolaire, The Daily Echo. Il est allé à la Cornell University de 1940 à 1943, où il est assistant du directeur de la rédaction pour le journal étudiant, le Cornell Daily Sun, et s’est spécialisé en chimie. Il s’affilie, comme son père avant lui, à la Delta Upsilon Fraternity. C’est là qu’il s’est engagé dans l’armé américaine. L’armée l’a envoyé au Carnegie Institute Of Technologie (aujourd’hui la Carnegie Mellon University) et à l’Université du Tennessee pour étudier le génie mécanique. Le 14 mai 1944, jour de la fête des mères, sa mère, Edith S. (Lieber) Vonnegut, se suicide.

L’expérience de Kurt Vonnegut en tant que soldat et prisonnier de guerre a eu une profonde influence sur son œuvre future. En tant que soldat de la 106ème division d’infanterie, Vonnegut s’est retrouvé isolé de son bataillon avec 5 autres éclaireurs et a erré derrière les lignes ennemies pendant plusieurs jours jusqu’à finalement être capturé par les troupes de la Wehrmacht le 14 décembre 1944. Emprisonné à Dresde, Vonnegut a été le témoin du bombardement de la ville en février 1945, qui a détruit la majeure partie de la ville. Vonnegut a été l’un des quelques prisonniers de guerre américains à survivre à Dresde dans leur cellule située dans un sous-sol d’un abattoir qui avait été converti en camp de prisonniers. Le bâtiment avait l’adresse postale administrative de Schlachthof Fünf (Abattoir Cinq) que les prisonniers ont pris comme nom du camp. Vonnegut se souvenait du lieu comme “une destruction totale”, “un carnage insondable”. Les Allemands l’ont affecté à la récupération des cadavres pour la fosse commune. “Mais il y avait trop de corps à enterrer. Alors les Nazis ont envoyé des troupes avec des lance-flammes. Tous les restes de ces civils ont été réduits en cendres”. Cette expérience a formé le cœur de l’une de ses œuvres les plus célèbres, Abattoir 5, et est mentionnée dans pas moins de six autres ouvrages.

Vonnegut a été libéré par les troupes de l’Armée Rouge en mai 1945. À son retour aux États-Unis, il reçoit un Purple Heart pour ce qu’il appelait une “blessure sans importance”, écrivant plus tard dans Timequake qu’on lui a donné cette décoration après avoir souffert d’engelure.

Après la guerre, Vonnegut est allé à l’Université de Chicago en tant qu’étudiant en troisième cycle en anthropologie et a également travaillé comme correspondant judiciaire au City News Bureau Of Chicago. Selon Vonnegut dans Bagombo Snuff Box, l’université a rejeté sa première thèse sur la nécessité d’explication des similitudes entre les peintres cubistes et les meneurs des soulèvements des Indiens d’Amérique de la fin du XIXème siècle parce qu’elle “manquait de professionnalisme”. Il a quitté Chicago pour travailler à Schenectady dans l’état de New York dans le service des relations publiques de General Electric. L’université de Chicago a plus tard accepté son roman le Berceau du chat comme thèse, citant son contenu anthropologique et lui décernant sa maîtrise en 1971.

Sur le point d’arrêter d’écrire, on a offert à Vonnegut un poste d’enseignant à l’University Of Iowa Writer’s Workshop. Durant cette période, le Berceau du chat est devenu un best-seller, et il a commencé Abattoir 5, aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs romans du XXème siècle.

Au début de sa vie d’adulte, il emménage à Barnstable dans le Massachussets, ville sur le Cap Cod.

L’auteur était connu comme Kurt Vonnegut Jr. jusqu’à la mort de son père en octobre 1957, après quoi le suffixe Jr. n’a plus été employé. C’était également le frère cadet de Bernard Vonnegut, scientifique atmosphérique qui a découvert que l’iode d’argent pouvait être utilisé pour l’ensemencement des nuages, processus de stimulation artificielle de la pluie.

Il a épousé son amour d’enfance, Jane Marie Cox, à son retour de la seconde guerre mondiale, mais le couple s’est séparé en 1970. Il n’a pas divorcé de Cox avant 1979, mais dès 1970, Vonnegut a vécu avec la femme qui deviendra plus tard sa seconde épouse, la photographe Jill Krementz. Krementz et Vonnegut se sont mariés après que le divorce d’avec Cox soit finalisé.

Il a élevé sept enfants : trois de sa première femme, trois autres nés de sa sœur Alice et adoptés par Vonnegut après qu’elle soit morte d’un cancer, et un septième, Lily, adoptée avec Krementz. Deux de ces enfants ont publié des livres, dont son seul fils biologique, Mark Vonnegut, qui a écrit The Eden Express: A Memoir Of Insanity, à propos de ses expériences à la fin des années 1960 et son effondrement psychotique ainsi que sa convalescence ; la tendance à la folie qu’il a reconnu être peut-être en partie héréditaire l’a influencé à faire des études de médecine et de psychiatrie orthomoléculaire. Mark a été nommé d’après Mark Twain, que Vonnegut considérait comme un saint américain.

Sa fille Edith (“Edie”), artiste, a été nommé d’après la mère de Kurt Vonnegut, Edith Lieber. Elle a eu son œuvre publiée dans un livre nommé Domestic Goddesses et a été mariée à Geraldo Rivera. Sa fille cadette, Nanette (“Nanny”), a été nommée d’après Nanette Schnull, la grand-mère paternelle de Vonnegut. Elle est mariée au peintre réaliste Scott Prior et est le sujet de plusieurs de ses tableaux, notamment Nanny And Rose.

Des quatre enfants adoptés de Vonnegut, trois sont ses neveux : James, Steven et Kurt Adams, le quatrième est Lily, une fille qu’il a adopté bébé en 1982. James, Steven et Kurt ont été adoptés après une semaine traumatisante de 1958, durant laquelle leur père James Carmalt Adams a été tué le 15 septembre dans l’accident de chemin de fer de Newark Bay lorsque son train de banlieue a déraillé sur le pont de la Newark Bay dans le Nouveau Jersey et leur mère – Alice, sœur de Kurt – est décédée d’un cancer. Dans le Cri de l’engoulevent dans Manhatan désert, Vonnegut raconte que le mari d’Alice est décédé deux jours avant Alice elle-même et sa famille a essayé de lui cacher la vérité, mais elle l’a découvert lorsqu’un patient ambulatoire lui a donné une copie du New York Daily News avant qu’elle ne meurt. Le quatrième et plus jeune et des frères, Peter Nice, est allé vivre avec un cousin de leur père à Birmingham dans l’Alabama bébé. Lily est une chanteuse et actrice.

Le 11 novembre 1999, l’astéroïde 25339 Vonnegut a été baptisée en l’honneur de Vonnegut.

Le 31 janvier 2001, un incendie a détruit le premier étage de sa maison. Vonnegut a souffert d’inhalation de fumée et a été hospitalisé dans un état critique pendant quatre jours. Il a survécu, mais ses archives personnelles ont été détruites. Après être sorti de l’hôpital, il est allé se reposer à Northampton dans le Massachusetts.

Vonnegut fumait des cigarettes Pall Mall sans filtre, qu’il déclarait être une “manière classe de se suicider”.

Vonnegut est décédé le 11 avril 2007 à Manhattan après une chute chez lui plusieurs semaines auparavant qui a résulté en d’irréversibles commotions cérébrales.

La première nouvelle de Vonnegut, Report On The Barnhouse Effect, est apparue dans l’édition du 11 février 1950 de Collier’s (elle a depuis été réimprimée dans son recueil de nouvelles, Welcome To The Monkey House). Son premier roman était le roman dystopique le Pianiste déchaîné (1952), dans lequel les travailleurs humains ont été largement remplacés par des machines. Il a continué à écrire des nouvelles avant que son second roman, les Sirènes de Titan, ne soit publié en 1959. Au cours des années 1960, la forme de travail a changé, de la structure relativement orthodoxe du Berceau du chat (qui lui a obtenu en 1971 une maîtrise) à l’acclamé semi-autobiographique Abattoir 5, auquel il a donné une structure plus expérimentale en utilisant le voyage dans le temps comme mécanisme d’intrigue.

Ces expérimentations structurelles ont été continuées dans le Breakfast du champion (1973), dans lequel sont incluses de nombreux schémas et une apparition de l’auteur lui-même, comme un deux ex machina.

Vonnegut a tenté de se suicider en 1984 et en a plus tard parler dans plusieurs essais.

Le Breakfast du champion est devenu l’un de ses best-sellers. Il inclut, en plus de l’auteur lui-même, plusieurs personnages récurrents de Vonnegut. L’un d’entre eux, l’auteur de science-fiction Kilgore Trout, joue un rôle majeur et interagit avec le personnage de l’auteur.

En plus des personnages récurrents, il y a également des thèmes et idées récurrentes. L’un d’entre eux est la Glace-Neuf (inventée dans son roman le Berceau du chat), nouvelle forme de glace avec une structure cristalline différente de la glace normale. Quand un cristal de Glace-Neuf est mis en contact avec de l’eau à l’état liquide, il devient une graine qui “enseigne” aux molécules d’eau à s’arranger en Glace-Neuf. Ce processus n’est pas facilement résersible, étant donné que la Glace-Neuf ne fond à 45.8°.

Bien que de nombreux de ses romans impliquent des thèmes de science-fiction, ils sont grandement lus et chroniqués en dehors de ce domaine, surtout à cause de leur anti-autoritarisme. Par exemples, sa nouvelle séminale démontre graphiquement comment un éthos comme l’égalitarisme, lorsqu’il est combiné avec trop d’autorité, engendre une horrible répression.

Dans la majeure partie de son œuvre, la voix de Vonnegut est apparente, souvent filtrée par le personnage de l’auteur de science-fiction Kilgore Trout (dont le nom est basé sur le véritable écrivain de science-fiction Theodore Sturgeon), caractérisée par des sauts sauvages d’imagination et de profond cynisme, tempéré par de l’humanisme. Dans la préface de Breakfast du champion, Vonnegut a écrit qu’enfant, il a vu des hommes souffrant d’ataxie locomotrice, et cela l’a frappé que ces hommes marchent comme des machines cassées ; il a suivi que les gens sains étaient des machines en état de marche, suggérant que les humains étaient des prisonniers impuissants du déterminisme. Vonnegut a également exploré ce thème dans Abattoir 5, dans lequel le protagoniste Billy Pilgrim “est tombé à l’eau dans le temps” et a si peu de contrôle sur sa vie qu’il ne peut même pas prédire quelle partie il vivra de minute en minute. L’expression bien connue de Vonnegut “So it goes”, utilisé ironiquement en référence à la mort, vient également de Abattoir 5 et est devenu un slogan pour les protestants anti-guerre du Vietnam dans les années 1960. “Sa combinaison de simplicité, d’ironie et de regret est dans la veine de Vonnegut”.

Avec la publication de son roman Timequake en 1997, Vonnegut a annoncé sa retraite de l’écriture de fiction. Il a continué à écrire pour le magazine In These Times, où il a été rédacteur en chef jusqu’à sa mort en 2007, se concentrant sur des sujets qui vont de la politique américaine contemporaine à de simples articles d’observation sur des sujets aussi futiles que le bureau de poste. En 2005, nombreux de ses essais ont été recueillis dans un livre best-seller intitulé un Homme sans patrie, qu’il insistait être sa dernière contribution aux lettres.

En avril 2008, le seul livre posthume de Vonnegut, Armageddon In Retrospect, a été publié. Il inclus des nouvelles inédites de l’écrivain et une lettre qui a été écrite à sa famille durant la seconde guerre mondiale quand Vonnegut a été capturé comme prisonnier de guerre. Le livre contient également des dessins que Vonnegut a lui-même dessinés et quelques discours qu’il a donnés. L’introduction du livre a été écrite par son fils, Mark Vonnegut.

L’œuvre de Vonnegut comme graphiste a commencé avec ses illustrations pour Abattoir 5 et s’est développée avec le Breakfast du champion qui incluait de nombreuses illustrations au feutre, tels que des sphincters et d’autres images moins scatologiques. Plus tard dans sa carrière, il s’est plus intéressé aux maquettes, en particulier les sérigraphies, en collaboration avec Joe Petro III.

En 2004, Vonnegut a participé au projet The Greatest Album Covers That Never Were, dans lequel il a créé une pochette d’album pour Phish intitulé Hook, Line And Sinker qui a été incluses dans une exposition itinérante du Rock And Roll Hall Of Fame.

Il était profondément influencé par les premiers leaders socialistes, surtout les natifs de l’Indiana, Powers Hapgood et Eugene V. Debs, et il les citaient fréquemment dans son œuvre. Il a nommé des personnages d’après à la fois Debs (Eugene Debs Hartke dans Hocus Pocus et Eugene Debs Metzger dans Deadeye Dick) et le leader communiste russe Léon Trotsky (Leon Trotsky Trout dans Galàpagos). C’était un membre depuis toujours de l’Union américaine pour les libertés civiles et sa photo a été imprimée sur une publicité.

Vonnegut abordait fréquemment des questions morales et politiques mais a rarement traité de figures politiques spécifiques avant sa retraite. (Bien que la chute de Walter Starbuck, petit bureaucrate de l’administration Nixon qui est le narrateur et principal personnage de Gibier de potence (1979), ne serait pas arrivé sans le scandale du Watergate, l’intérêt n’est pas sur l’administration). Son recueil God Bless You, Dr. Kevorkian référençait l’adepte controversé du suicide assisté Jack Kevorkian.

Avec ses colonnes pour In The Times, il a commencé une attaque cinglante sur l’administration Bush et la guerre en Irak. “En disant que nos dirigeants sont des chimpanzés plus que soûls, suis-je en danger de détruire la morale de nos soldats qui se battent et meurent au Moyen-Orient ? a-t-il écrit. Leur morale, comme tant de corps, a déjà été mise en pièces. Ils sont traités, comme je ne l’ai jamais été, comme des jouets qu’un gosse de riches a eu pour Noël”. In These Times l’a cité dire “La seule différence entre Hitler et Bush, c’est que Hitler a été élu”.

Dans un Homme sans patrie, il a écrit que “George W. Bush a réuni autour de lui des étudiants moyens issus du gratin qui ne savent rien de l’histoire et de la géographie”. Il ne considérait pas l’élection de 2004 avec beaucoup d’optimisme ; parlant de Bush et de John Kerry, il a dit “peu importe qui gagne, nous aurons un président Skull And Bones quand toutes les espèces vertébrées, à cause de la manière dont nous avons empoisonné la terre, les eaux et l’atmosphère, deviennent, comme par magie, rien d’autre que des crânes et des os”.

En 2005, Vonnegut a été interviewé par David Nason pour The Australian. Durant l’interview, il a demandé à Vonnegut son opinion des terroristes modernes, ce à quoi il a répondu : “Je les considère comme des personnes très courageuses”. Sous la pression, Vonnegut a également dit “qu’ils [les suicide bombers] meurent pour le respect d’eux-mêmes. C’est une terrible chose de priver quelqu’un du respect qu’il a pour soi. C’est [comme si] votre culture n’est rien votre race n’est rien, vous n’êtes rien… C’est doux et noble – doux et honorable plutôt – de mourir pour ce en quoi vous croyez”. (Cette dernière déclaration est une référence au vers “Dulce et decorum est pro patria mori” [“Il est doux et glorieux de mourir pour sa patrie”] du poète Horace, ou possiblement de l’utilisation ironique du vers par Wilfred Owen dans son Dulce Et Decorum Est.) Nason s’est offensé des commentaires de Vonnegut et l’a caractérisé de vieil homme qui “ne veut plus vivre… et comme il ne trouve plus rien de digne pour le garder vivant, il trouve amusant de défendre en quelque sorte les terroristes”. Le fils de Vonnegut, Mark, a répondu à l’article en écrivant un éditorial au Boston Globe dans lequel il expliquait les raisons de la “posture provocante” de son père et déclarait que “si ces commentateurs peuvent autant mal comprendre et sous-estimé un anglophone de 83 ans complètement irréfléchi avec une histoire extensive de dire exactement ce qu’il pense, peut-être devrions-nous nous inquiéter de comment ils comprennent un ennemi qu’ils n’arrivent même pas à nommer”.

Une interview de 2006 avec Rolling Stone déclarait : “… ce n’est pas surprenant qu’il méprise tout de la guerre en Irak. La notion même que plus de 2500 soldats américains aient été tués dans ce qu’ils voit un conflit inutile le fait grogner. Honnêtement, je souhaiterais que Nixon soit président, se lamente Vonnegut. Bush est si ignorant”.

Vonnegut se décrivait lui-même à différents moments comme sceptique, libre-penseur, humaniste, universaliste unitaire, agnostique et athéiste.

Les opinions de Vonnegut sur la religion étaient peu conventionnelles et nuancées. Tout en rejetant la divinité de Jésus, il était néanmoins un fervent admirateur, et croyait que les béatitudes de Jésus informaient sa propre perspective humaniste. Même s’il décrivait la libre-pensée, l’humanisme et l’agnostisme comme sa “religion ancestrale”, et même s’il était Unitarien, il parlait également de lui comme irréligieux. Dans un communiqué de presse de l’American Humanist Association (dont Vonnegut était membre proéminent), il a été décrit comme étant “complètement séculier dans ses perspectives”.

Vonnegut se nommait lui-même un sceptique religieux, et ne croyait pas au surnaturel. Il considérait la doctrine religieuse comme “des balivernes tellement arbitraires et clairement inventées“ et croyait que les gens étaient motivés pour rejoindre les religions “par la solitude”.

Vonnegut descendait d’une famille de libre-penseurs allemands, qui étaient sceptiques des “croyances religieuses conventionnelles”. Son arrière-grand-père Clemens Vonnegut était l’auteur d’un livre de libre-pensée intitulé Instruction In Morals, ainsi qu’un discours pour ses propres funérailles dans lequel il niait l’existence de Dieu, d’une vie après la mort, et des doctrines chrétiennes à propos du pêché et du salut. Kurt Vonnegut a reproduit le discours funéraire de son arrière-grand-père dans son livre Palm Sunday et a identifié ces opinions de libre-pensée comme sa “religion ancestrale”, déclarant que c’était un mystère comment cela lui a été passé.

Vonnegut considérait l’humanisme comme une forme moderne de libre-pensée, et l’a défendu dans divers écrits, discours et interviews. Ses liens avec l’humanisme organisé incluaient l’adhésion comme humaniste lauréat au International Academy Of Humanism du Council For Secular Humanism. Vonnegut a également été président honoraire de l’American Humanist Association (AHA), ayant repris le poste occupé par son regretté collègue Isaac Asimov, et occupé jusqu’à sa mort en 2007. Dans une lettre aux membres de la AHA, Vonnegut a écrit : “Je suis un humaniste, ce qui veut dire, en partie, que j’ai essayé de me comporter décemment sans m’attendre à des récompenses ou des punitions après ma mort”.

Vonnegut s’identifiait lui-même comme Unitarien ou Universalist Unitarien, et était à un moment membre d’une assemblé unitarienne. Palm Sunday reproduit un sermon qu’il a fait à la First Parish Unitarian Church à Cambridge dans le Massachusetts concernant William Ellery Channing, qui était un principal fondateur de l’Unitarianisme aux États-Unis. En 1986, Vonnegut a parlé devant un rassemblement d’universalistes unitariens à Rochester dans l’état de New York, et le texte de son discours est imprimé dans son livre Fates Worse Than Death. On retrouve également une “messe” de Vonnegut, qui a été interprétée par une chorale universaliste unitarienne à Buffalo dans l’état de New York. Vonnegut identifiait l’unitarianisme comme la religion vers laquelle de nombreuses personnes de sa famille libre-penseuse se sont tournées quand la libre-pensée et d’autres “enthousiasmes” allemands sont devenus non populaires aux États-Unis durant les guerres mondiales. Les parents de Vonnegut ont été mariés par une ministre unitarien, et son fils a à un moment aspiré à devenir ministre unitarien. Le site web de l’Unitarian Universalist Association inclut Vonnegut dans sa liste de célèbres UU.

Vers la fin de sa vie, Vonnegut a dit que sur son épitaphe on devrait lire : “La seule preuve dont il avait besoin pour l’existence de Dieu était la musique”.

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