Stevie Smith

smithstevieFlorence Margaret Smith, connue sous le nom de Stevie Smith (20 septembre 1902 – 7 mars 1971) était une poète et romancière anglaise.

Stevie Smith, née Florence Margaret Smith à Kingston upon Hull, est la deuxième fille de Ethel et Charles Smith. On l’appelait “peggy” au sein de sa famille, mais a acquis le nom “Stevie” jeune femme lorsqu’elle se promenait à cheval dans le parc avec un ami qui lui a dit qu’elle lui faisait penser au jockey Steve Donaghue. Son père était un agent maritime, dont il avait hérité les affaires de son père. Tandis que la société et son mariage s’effondraient, il a fuit en mer et Smith a très peu revu son père après cela. Il apparaissait occasionnellement durant des permissions à terre de 24 heures et envoyait de brèves cartes postales (“En partance pour Valparaiso, bisous, Papa”). À trois ans, elle s’est installée avec sa mère et sa sœur à Palmers Green dans le Nord de Londres où Smith vivra jusqu’à sa mort en 1971. Elle n’a pas apprécié le fait que son père ait abandonné sa famille. Plus tard, quand sa mère est tombée malade, sa tante Madge Spear (que Smith appelait “la tante lionne”) est venue vivre avec eux, a élevé Smith et sa sœur aîné Molly et est devenue la personne la plus importante de la vie de Smith. Spear était une féministe qui déclarait n’avoir “aucune patience” pour les hommes et, comme l’a écrit Smith, “elle n’avait aucune patience non plus pour Hitler”. Smith et Molly ont été élevées sans homme et ainsi se sont attachées à leur indépendance, en contraste avec ce que Smith décrivait comme l’atmosphère familiale victorienne typique du “père sait tout”. À cinq ans, Smith a développé une péritonite tuberculaire et a été envoyée dans un sanatorium près de Broadstairs dans le Kent, où elle est restée trois ans. Elle a raconté que sa préoccupation pour la mort a commencé quand elle avait sept ans, à une époque où elle était très triste d’être éloignée de sa mère. La mort et la peur la fascinaient et lui fournissaient les sujets de nombreux de ses poèmes. Quand elle souffrait de dépression, à quoi elle a été sujette toute sa vie, elle était si consolée par la pensée de la mort comme échappatoire qu’elle, comme elle le dit, n’avait pas à se suicider. Elle a écrit dans plusieurs poèmes que la mort était “le seul dieu qui doit venir quand on l’appelle”. Sa mère est décédée quand Smith avait 16 ans et a souffert toute sa vie d’une nervosité aiguë, décrite comme un mélange de timidité et de sensibilité intense.

Smith a reçu son éducation à la Palmes Green High School et la North London Colegiate School for Girls. Elle a passé le reste de sa vie avec sa tante, et a été la secrétaire privée de Sir Neville Pearson avec Sir George Newnes à la Newnes Publishing Company à Londres de 1923 à 1953. Malgré sa vie retirée, elle correspondait avec et fréquentait beaucoup d’autres écrivains et artistes créateurs, dont Elisabeth Lutyens, Sally Chilver, Inez Holden, Naomi Mitchison, Isobel English et Anna Kallin. Après qu’elle ait abandonné le service de Sir Neville Pearson après une dépression nerveuse, elle a fait des lectures de poésie et des émissions sur la BBC qui lui a apporté de nouveaux amis et lecteurs au sein d’une génération plus jeune. Sylvia Plath est devenue fan de sa poésie, “une accro désespérée de Smith”, et avait un rendez-vous pour la rencontrer mais elle s’est tuée avant que la rencontre n’ait eu lieu.

Smith est décédée d’une tumeur au cerveau le 7 mars 1971. Son dernier recueil, Scorpion and other Poems, a été publié à titre posthume en 1972 et les Collected Poems ont suivi en 1975. Trois romans ont été republiés et il y a eu une pièce de théâtre à succès inspirée de sa vie, Stevie, écrite par High Whitemore. Elle a été filmée en 1978 par Robert Enders et mettait en vedette Glenda Jackson et Mona Washbourne.

Elle a été décrite par ses amis comme naïve et égoïste à certains égards et formidablement intelligente par d’autres, ayant été élevée par sa tante à la fois comme une enfant gâtée et une femme résolument autonome. De même, ses opinions politiques vacillaient entre le côté Tory de sa tante et les tendances de gauche de ses amis. Smith a été célibataire durant la majeure partie de sa vie, même si elle rejetait l’idée qu’elle était solitaire en conséquence, prétendant qu’elle avait de nombreuses relations intimes avec des amis et sa famille qui la satisfaisaient. Elle n’a jamais entièrement abandonné ou accepté la foi anglicane de sa jeunesse, se décrivant comme une “athée non pratiquante”, et a écrit avec sensibilité sur les énigmes théologiques ; “Il existe un dieu en lequel je ne crois pas / Pourtant mon amour s’étend à ce dieu”. Son essai de 14 pages de 1958, The Necessity of Not Believing, conclut : “Il n’y a pas de raison d’être triste, comme certains sont tristes quand ils sentent que la religion les quitte. Il n’y a pas de raison d’être triste, c’est une bonne chose”.

Smith a écrit trois romans, dont le premier, Novel on Yellow Paper, a été publié en 1936. Tous ses romans sont des récits légèrement romancés de sa propre vie, ce qui lui a attiré des problèmes parfois quand les gens se reconnaissaient. Smith a dit que deux des personnages masculins de son dernier livre sont différents aspects de George Orwell, qui était proche de Smith (il y a même eu des rumeurs qu’ils étaient amants ; il était marié à sa première femme à l’époque). Elle a également écrit neuf recueils de poésie. Le premier, A Good Time Was Had By All, l’a établi en tant que poète : ses poèmes se sont rapidement retrouvés dans des périodiques. Poète confessionnelle, son style était souvent sombre ; ses personnages disaient perpétuellement “au revoir” à leurs amis ou accueillaient la mort. En même temps, son œuvre possède une légèreté bizarre et peut être drôle même si elle n’est jamais douce ou fantasque. “Stevie Smith utilise souvent le mot peculiar, étrange, et c’est le meilleur mot pour décrire ses effets” (Hermione Lee). Elle n’était jamais sentimentale, sapant tout effet pathétique avec l’honnêteté sans pitié de son humour.

À part la mort, les sujets communs incluent la solitude ; les mythes et les légendes ; les vignettes absurdes, habituellement inspirées par la vie de la classe moyenne britannique, la guerre, la cruauté humaine et la religion. Bien que ses poèmes étaient remarquablement consistants en ton et qualité tout au long de sa vie, son sujet a changé au fil du temps, avec moins d’esprit outrageux de sa jeunesse et plus de réflexion sur la souffrance, la foi et la fin de la vie. Son poème le plus connu est Not Waving But Drowning. Elle a été récompensée du Cholmandeley Award for Poets en 1966 et a remporté la médaille d’or de la Reine pour la poésie en 1969.

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